
Tombée en amour du Québec : mon premier voyage solo à Montréal et Québec
Voyage solo au Québec : se retrouver et s’émerveiller
En août 2014, je tombe amoureuse… du Québec.
Mon premier voyage solo en Amérique du Nord ne sera ni anodin ni le dernier.
Jamais je n’aurais imaginé que ce séjour m’apporterait autant de lumière, d’élan et d’énergie.
Jamais je n’aurais pensé tomber amoureuse.
Voyager seule est devenu, au fil du temps, un rendez-vous sacré avec moi-même.
Un luxe immense quand on a vécu quinze années d’agoraphobie.
Pendant longtemps, sortir de chez moi relevait de l’exploit. Aujourd’hui, je traverse des continents. Seule.
Après avoir vécu enfermée dans cette prison invisible qu’est l’anxiété, j’ai fait un choix radical : vivre. Intensément.
Voyager. Respirer. Observer. Ressentir. Vibrer.
Et surtout : me prouver que tout est possible.
Montréal : un coup de foudre immédiat
Dès l’atterrissage, je sens la différence. Le sourire du douanier, l’accent chantant, la chaleur humaine instantanée :
« Bienvenue au Québec, m’dame ! »
À Montréal, les gens sourient, prennent le temps et vivent. Personne ne te jauge, ne te scrute, ne t’analyse. Ton look, ton style, ta différence ? On s’en fout. Et c’est délicieux.
Marcher sur le Plateau Mont-Royal me fait découvrir des rues charmantes et l’ambiance typiquement française. Je me perds volontairement dans les ruelles, chaque détour étant une surprise. Entre les gigantesques escaliers extérieurs, la verdure omniprésente et le style parfois « western » de certains quartiers, un sentiment étrange me traverse : je me sens chez moi.
Se perdre pour mieux se trouver
Je marche beaucoup, je prends le métro et le bus, je me perds volontairement.
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Belvédère du Mont-Royal
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Rue Sherbrooke
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Quartier des Spectacles
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Sainte-Catherine
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Le Village
Tout me semble familier. Je réalise à quel point je me sens en sécurité ici, une sensation rare.
En Suisse, surtout dans les grandes villes, une tension diffuse flotte souvent dans l’air. À Montréal ? Rien. Juste de la douceur sociale.
On te salue avec un chaleureux :
« Allô, ça va bien ? »
La première fois, je bugue :
— Euh… oui… pourquoi cette question ?
Puis je comprends : c’est simplement leur manière de dire bonjour. Et là, je me dis : ok. J’aime déjà cet endroit.
Des rencontres qui marquent
Anne-Renée, rencontrée en ligne lors d’un coaching en développement personnel, me fait découvrir Montréal en voiture. Centre-ville, Vieux-Port, Quartier chinois… On parle, on rit, on partage, on refait le monde.
La soirée se termine dans un karaoké improbable du Village. What else ? Montréal, je t’aime déjà.
Petit dictionnaire québécois (parce que c’est trop bon)
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C’t’écœurant → génial, extraordinaire
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Tantôt → tout à l’heure
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Pas pantoute → pas du tout
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Prendre une chance → oser, tenter le coup
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Jaser → discuter, connecter, échanger
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Tabarnak → juron universel (à manier avec précaution !)
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Être sur son 36 → être bien habillé
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Avoir de la misère → avoir des difficultés
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Capoter → perdre la tête, être émerveillé
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Pogner → réussir, attraper, capter
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Chauffer le char → conduire la voiture
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Se tirer une bûche → viens t’asseoir, joins-toi à nous
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Gossant → énervant, embêtant
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Être sur le piton → être en pleine forme, motivé
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Accroche ta tuque avec d’la broche → tiens-toi prêt !
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Avoir les bibittes → être inquiet, anxieux
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Être chicken → avoir peur
Tout un art de vivre !
Le Vieux-Montréal et le Bota Bota : coup de cœur absolu
Le Vieux-Montréal me chavire : ses rues pavées, ses façades chargées d’histoire, son atmosphère hors du temps. (Même si depuis Mme Plante, la mairesse, il y a beaucoup de travaux.)
Puis il y a le Bota Bota, un spa flottant sur le Saint-Laurent. Silence, eau chaude, vue imprenable : un moment suspendu hors du temps.
Virée à Québec & immersion nature
Trois heures de route en covoiturage et je découvre la ville de Québec. Le Vieux-Québec est sublime : Château Frontenac, Terrasse Dufferin, Rue Champlain… Mais ce sont surtout les environs qui me bouleversent : Île d’Orléans, forêts, lacs, nature omniprésente.
Défi personnel : les chutes Montmorency
83 mètres de hauteur et une passerelle suspendue. Moi, ex-agoraphobe, ancienne prisonnière de mes peurs… je traverse. Pas longtemps, mais je traverse. Et je suis fière.
Ce que ce voyage a changé
Ce premier séjour au Québec m’a ouvert un monde : idées, projets, élans et surtout une sensation profonde de liberté. Depuis, je reviens presque chaque année. Parce que Montréal ne se visite pas, Montréal se vit.
Plus de dix ans plus tard : le Québec fait partie de moi.
>J’y ai puisé l’élan pour écrire, créer, oser, me dépasser. J’y ai rencontré des âmes lumineuses. J’y ai rêvé grand. Et j’y retrouve un réseau d’amis précieux.
Conclusion
Le Québec m’a offert une chose rare : la permission d’être moi.
>Sans masque. Sans rigidité. Sans peur.
Et pour ça, je lui serai éternellement reconnaissante.
💬 Et vous, y a-t-il un endroit sur Terre qui vous a profondément transformé ?












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photos by Passion Voyageuse


