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Agoraphobie Blog

L’agoraphobie : comment j’en suis venue à bout ?

Qu’est-ce que l’agoraphobie ?

L’agoraphobie est un trouble anxieux qui se caractérise par la peur de se retrouver dans des situations où il serait difficile de s’échapper ou d’être aidé en cas de malaise. Elle peut conduire à éviter les transports, les magasins, les lieux publics ou même le fait de sortir de chez soi.

 

Mon histoire : quand tout a commencé

Tout a commencé en 1995. J’avais 20 ans.

À cette époque, je travaillais dans un centre commercial. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’agoraphobie n’est pas simplement la peur des foules. Je me sentais enfermée, observée, vulnérable, comme un poisson dans un bocal. Chaque journée devenait une épreuve.

La même année, une relation sentimentale difficile est venue fragiliser un équilibre déjà précaire.

Puis tout s’est accéléré.

Quelques mois après avoir été témoin d’un accident mortel, j’ai vécu un autre événement qui m’a profondément marquée. J’ai été la dernière voiture à sortir d’un tunnel quelques minutes avant qu’un grave accident ne s’y produise. J’ai toujours aimé conduire, mais cette succession de chocs a renforcé mes peurs et mon sentiment d’insécurité.

Peu de temps après, j’ai perdu mon emploi. Mon monde s’est peu à peu rétréci.

Pendant près de quinze ans, les peurs et les crises d’angoisse ont rythmé mon quotidien. Je n’osais plus faire certaines choses seule, je renonçais à des sorties, à des projets et, bien sûr, à l’idée même de voyager. Ma vie s’organisait autour de l’évitement.

Le plus difficile, c’était que cela ne se voyait pas. Je souriais, je rassurais mon entourage et je faisais semblant que tout allait bien. À l’intérieur, pourtant, c’était un véritable chaos émotionnel.

Il m’a fallu des années pour comprendre les mécanismes qui entretenaient mes peurs et commencer, pas à pas, à reprendre le contrôle de ma vie.

 

une vie sans peur_espoir_main

 

Quand l’agoraphobie s’installe

Souvent réduite à une simple peur de la foule, l’agoraphobie est en réalité bien plus complexe. La peur concerne surtout les situations où l’on craint de ne pas pouvoir s’échapper ou être aidé en cas de malaise : les transports en commun, les centres commerciaux, les files d’attente, les autoroutes, les restaurants, les cinémas… et parfois même le simple fait de sortir de chez soi.

Dans les formes les plus sévères, ce trouble anxieux peut devenir extrêmement handicapant et conduire à un isolement progressif.

L’agoraphobie touche environ 3 % de la population et concerne davantage les femmes que les hommes.

Chaque histoire est différente. Dans mon cas, ce trouble s’est installé progressivement, sur un terrain de mal-être que je ne comprenais pas encore. Pendant des années, j’ai vécu dans l’évitement, persuadée que limiter mes sorties me protégeait. En réalité, chaque situation évitée renforçait un peu plus mes peurs.

Mon quotidien d’agoraphobe

L’agoraphobie s’était immiscée dans tous les aspects de ma vie.

Je repoussais tout. Les courses, les rendez-vous, les sorties entre amis… J’attendais souvent la fin de journée pour sortir, lorsque les magasins étaient presque vides. J’inventais des excuses, je prétendais être malade ou fatiguée pour éviter les invitations.

Parfois, je réussissais à franchir la porte de chez moi avec la ferme intention d’aller jusqu’au bout. Mais la peur prenait le dessus. Je faisais demi-tour, déçue, en colère contre moi-même et convaincue que je n’y arriverais jamais.

À 22 ans, mon compagnon de l’époque ne comprenait pas vraiment ce que je traversais. Il essayait de m’aider, mais comment soutenir quelqu’un lorsque l’on ne comprend pas ce qui lui arrive ? Cette incompréhension a créé beaucoup de tensions dans notre couple.

Le plus douloureux était sans doute la honte. J’en parlais très peu. J’avais peur d’être jugée, incomprise ou considérée comme faible.

Et puis il y avait les phrases que beaucoup de personnes agoraphobes ont déjà entendues :

  • « Calme-toi. »
  • « Fais un effort. »
  • « Tu te fais des idées. »
  • « C’est dans ta tête. »

Cette dernière me blessait particulièrement. Bien sûr que tout se passait dans ma tête… mais cela ne rendait ni la peur, ni les symptômes moins réels. J’aurais été la première à vouloir appuyer sur un interrupteur pour tout arrêter.

À cette époque, je continuais pourtant à travailler à plein temps. Chaque journée me demandait une énergie considérable. J’étais constamment en état d’alerte, épuisée physiquement et mentalement, avec le sentiment de mener un combat invisible que très peu de personnes pouvaient comprendre.

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Demander de l’aide

Pendant longtemps, j’ai cru que je pourrais m’en sortir seule. Avec le recul, je sais que demander de l’aide a été l’une des meilleures décisions de ma vie.

J’ai entrepris une thérapie comportementale et cognitive (TCC) avec une psychologue bienveillante qui m’a accompagnée pendant près de deux ans. Chaque semaine, je réalisais des exercices concrets : identifier mes pensées, écrire mes émotions, me fixer de petits objectifs, pratiquer la relaxation et, surtout, m’exposer progressivement aux situations qui me faisaient peur.

Le chemin n’a pas été linéaire. Il y a eu des avancées, des rechutes, des moments de découragement où j’avais l’impression de revenir à la case départ. Mais ma psychologue me rappelait que chaque petit pas comptait. Avec le temps, j’ai commencé à reprendre confiance en moi.

À la recherche de solutions

Comme beaucoup de personnes confrontées à l’anxiété, j’ai exploré de nombreuses pistes. J’ai lu des dizaines de livres, écouté des CD de relaxation, essayé la sophrologie, l’acupuncture, la kinésiologie, le chamanisme et d’autres approches.

Certaines m’ont apporté un apaisement ponctuel, d’autres ne m’ont pas convenu. Ce qui fonctionne pour une personne ne fonctionne pas forcément pour une autre.

Le déclic est venu en partie grâce au livre Les Clés du Secret, de Daniel Sévigny. Il m’a fait découvrir le pouvoir de la visualisation et l’importance de nos pensées. J’utilise encore aujourd’hui certains de ces exercices, qui m’aident à garder le cap dans les périodes plus difficiles.

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Les difficultés à gérer l’anxiété

L’agoraphobie est un trouble anxieux particulièrement difficile à vivre, car les symptômes physiques semblent confirmer que quelque chose de grave est en train de se produire. On a l’impression de perdre le contrôle, de devenir fou ou de faire un malaise. Pourtant, ces sensations, aussi impressionnantes soient-elles, sont le plus souvent sans danger.

Pendant des années, j’ai évité les transports en commun, les embouteillages, les tunnels, les grands magasins ou encore les files d’attente. Plus j’évitais ces situations, plus ma peur grandissait. Sans m’en rendre compte, mon monde devenait de plus en plus petit.

Chez beaucoup de personnes, cette peur finit également par entraîner un isolement social. On refuse les invitations, on invente des excuses, on préfère rester chez soi plutôt que de risquer une nouvelle crise d’angoisse.


Les symptômes de l’agoraphobie

Chaque personne vit l’anxiété différemment, mais certains symptômes reviennent fréquemment :

  • Vertiges ou sensation de perdre l’équilibre
  • Difficultés respiratoires ou impression d’étouffer
  • Tremblements
  • Bouffées de chaleur
  • Tachycardie ou palpitations
  • Douleurs musculaires ou cervicales
  • Maux de tête
  • Sensation d’irréalité ou de perte de contrôle

À cela s’ajoutent souvent une peur intense de mourir, de s’évanouir, de devenir fou ou de perdre le contrôle devant les autres.


Comprendre le cercle vicieux de la peur

L’agoraphobie s’entretient souvent par un mécanisme bien connu.

Vous ressentez un premier symptôme physique : le cœur s’accélère, vous avez chaud ou vous vous sentez étourdi.

Immédiatement, votre cerveau interprète ces sensations comme un danger.

« Et si je faisais un malaise ? Et si je ne pouvais plus sortir ? Que vont penser les autres ? »

Cette interprétation augmente encore votre anxiété… qui, à son tour, renforce les symptômes physiques.

Le cercle vicieux est lancé.


Un exemple concret

Imaginez que vous soyez dans la salle d’attente d’un dentiste.

Vous commencez à avoir chaud, les mains deviennent moites et votre cœur bat plus vite.

Ces réactions sont normales lorsqu’on est stressé.

Mais si vous êtes agoraphobe, votre attention se focalise immédiatement sur ces sensations.

Vous vous dites :

« Je vais faire un malaise. »

« Je ne pourrai pas sortir. »

« Tout le monde va me regarder. »

En quelques secondes, la peur prend toute la place et la crise de panique s’installe.


Le travail que j’ai entrepris

J’ai compris que je ne pourrais pas avancer sans apprendre à mieux me connaître.

Pendant des mois, j’ai rempli des carnets. J’y notais mes émotions, mes pensées automatiques, les situations qui déclenchaient mes crises et les progrès, même les plus petits.

Cet exercice m’a permis d’identifier les mécanismes qui entretenaient mes peurs. Mettre des mots sur ce que je ressentais a été une étape essentielle de mon rétablissement.


Mon parcours médical

Comme beaucoup de personnes souffrant d’anxiété, j’ai consulté de nombreux spécialistes : médecins, cardiologues et thérapeutes.

Les examens étaient rassurants. Aucune maladie physique n’expliquait mes symptômes.

Pourtant, je continuais à douter. Je devenais hypocondriaque, persuadée qu’un problème grave avait échappé aux médecins.

Avec le temps, j’ai accepté une réalité difficile à entendre : mes symptômes étaient bien réels, mais ils étaient provoqués par mon anxiété.

Cette prise de conscience a marqué un tournant.


Le déclic

Après près de quinze ans de souffrance, j’ai compris que je ne pouvais pas continuer à vivre en fonction de mes peurs.

J’ai appris à observer mes pensées, à calmer mon système nerveux, à accepter les sensations physiques sans les combattre et, surtout, à m’exposer progressivement aux situations que j’évitais.

Puis est arrivé un moment que je n’aurais jamais imaginé possible : en 2010, je suis partie seule en Asie.

Ce voyage a changé ma vie.

Depuis, je voyage plusieurs mois par an à travers le monde et j’ai retrouvé une liberté que je pensais perdue à jamais.


Ce que j’aimerais vous dire aujourd’hui

Si vous souffrez d’agoraphobie, commencez par consulter un professionnel de santé afin d’écarter une cause médicale à vos symptômes.

Si les examens sont rassurants, gardez une chose en tête : vous n’êtes pas en train de devenir fou et vous n’êtes pas seul.

Sortir de l’agoraphobie demande du temps, de la patience et beaucoup de bienveillance envers soi-même. Il n’existe pas de solution miracle, mais il existe un chemin.

J’en suis la preuve.

Pendant quinze ans, je pensais que je ne pourrais plus jamais voyager seule. Aujourd’hui, j’organise des voyages à l’autre bout du monde et j’accompagne à mon tour des personnes qui souhaitent reprendre leur vie en main.

Si j’ai pu retrouver ma liberté, alors il existe aussi de l’espoir pour vous.

Envie d’aller plus loin ?

Si vous vous reconnaissez dans ce témoignage, sachez qu’il est possible de retrouver une vie plus libre, même si aujourd’hui cela vous semble inaccessible.

Après avoir vécu quinze années d’agoraphobie, j’accompagne désormais des personnes qui souhaitent reprendre confiance en elles, dépasser leurs peurs et ne plus laisser l’anxiété décider à leur place.

Voici également mon livre disponible en ligne.

👉 Découvrez mes accompagnements, mes ressources et mes formations sur :

www.severinecherix.com

Le travail à faire

Guérir demande un vrai travail. Il faut identifier quand la crise a commencé, ce qui l’a déclenchée, et être honnête avec soi-même. J’ai mené cette enquête pendant des mois, utilisant des carnets pour noter mes pensées. Mettre des mots sur ses peurs réduit l’angoisse et ouvre la voie à la guérison.


L’agoraphobie : symptôme d’un mal-être profond

Si vous évitez les situations, faites des crises et vous sentez mal, je vous conseille la formation en ligne STOP AGO/PEUR D’AVOIR PEUR. Elle propose des techniques puissantes et des fichiers audios pour apprendre à vaincre ces peurs. Ces bases sont essentielles avant d’aller plus loin. Aller mieux est possible, tout dépend de votre volonté. Comprendre son corps et travailler son mental sont les clés.


Angoisses et hyperventilation

L’hyperventilation est différente de l’agoraphobie, mais liée à l’anxiété. Pendant une crise, le cœur s’emballe, la peur monte, et les pensées s’accumulent. Il faut comprendre que ces symptômes ne signifient pas la folie ou une maladie grave, mais un dérèglement émotionnel temporaire.


Exemple concret

Imaginez attendre chez le dentiste. Vous commencez à avoir chaud, les mains moites, mal au ventre. Dans une anxiété normale, c’est compréhensible. Mais en cas d’agoraphobie, vous vous concentrez sur ces symptômes et déclenchez une crise de panique. Vous vous dites : « Pas ici, pas maintenant, que vont penser les autres ? », et le cercle infernal commence.


La bonne nouvelle

Changer sa façon de penser peut résoudre ce problème. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. J’y suis arrivée ! Les agoraphobes sont hypersensibles et souvent perfectionnistes, ce qui augmente la pression. En tombant et en se relevant, en persévérant, on peut s’en sortir.


Qui crée la crise ?

Ce n’est pas l’endroit, ni les circonstances, c’est nous-mêmes qui alimentons nos angoisses par notre interprétation des événements. Ce constat peut sembler dur, mais il est libérateur.


Mon parcours médical

J’ai consulté de nombreux spécialistes, cardiologues, thérapeutes, sans trouver de cause organique. Le diagnostic était toujours : « stress ». Les médicaments ne me convenaient pas, et je suis devenue hypocondriaque, ajoutant une couche à mon mal-être.


Attaques de panique fréquentes mais sans danger

La peur est normale face à un vrai danger, mais pas sans raison. Distinguer ces deux peurs est crucial. Travailler sur cette distinction m’a aidée à progresser.


Le déclic : STOP !

Après 15 ans de crises, j’ai décidé de changer. J’ai appris des techniques pour calmer mon stress et reprendre confiance. En 2010, j’ai voyagé seule en Asie. Depuis 2013, je voyage plusieurs mois par an sans problème. J’ai attrapé le virus du voyage !


Mes conseils

Faites un bilan médical complet. Si rien n’est détecté, acceptez que vos symptômes sont liés au stress. Ce premier pas est essentiel. Entourez-vous de personnes positives, évitez les toxiques. Le chemin est long, mais la vie est belle et le changement possible.


Pour aller plus loin

Si vous vous reconnaissez dans cet article et souhaitez dépasser vos peurs, visitez mon site : www.severinecherix.com.

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Passion Voyageuse

Je suis Séverine Cherix. Après avoir vécu 15 ans d'agoraphobie, je suis devenue une grande voyageuse solo. Aujourd'hui, j'aide les femmes à retrouver plus de liberté à travers des voyages sur mesure, des séjours en Grèce et des accompagnements qui redonnent confiance et envie d'avancer. Voyages sur mesure • Séjours Bulles d'Air • Coaching Déclic

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39 commentaires

  1. Maria Inés Wuethrich a dit :

    Sevérine, ton blog est incroyable ! Felicitations ! Merci pour tes conseils et ton partage.

    1. Oh merci beaucoup Inès ! 😉

  2. delphine a dit :

    Superblog dis donc!!! Très belles photos!!! je reviendrais le découvrir; il fait parti de mes favoris et je l’ai recommandé déjà à deux personnes! Amazing job!!!!!! and amazing story!!

    1. Merci Delphine, je suis contente que mon blog te plaise! 😉 a bientot!

  3. Rossier Olga a dit :

    Hello Séverine,

    Bravo pour ton blog !!! très très bien fait et intéressant.
    J’ai beaucoup aimé entre autre ton vécu sur l’agoraphobie.
    Je me réjouis de tes prochains articles sur tes voyages passés et futurs.
    L’écriture est très dynamique !!!!
    A bientôt
    Olga

    1. Merci Olga! 😉

  4. […] ce voyage, j’en ai presque oublié mon agoraphobie… non, j’exagère un peu car j’en ai eu des moments de stress, difficiles à gérer et […]

  5. Bonjour,
    ce récit fait rêver, il est plein d’espoirs, de possibles et d’horizons! Etant moi-même agoraphobe – mais une agoraphobe optimiste hein 🙂 – j’ai hâte de pouvoir vivre ce que vous partagez!
    J’écris ce petit commentaire pour dire aux possibles intéressés que j’ai crée Agorafolk, la communauté des agoraphobes optimistes, pour créer des rencontres, des échanges et du partage, je tente de faire un lexique de termes, d’interviewer d’anciens agoraphobes qui ont un message optimiste, on peut rejoindre un groupe dans sa ville, etc…

    Je vous souhaite de belles expositions à vos peurs, et peut-être à bientôt sur Agorafolk 🙂
    Alice

    Agorafolk,
    La communauté des agoraphobes optimistes
    http://www.agorafolk.fr

    1. Hello Alice, j’espère que tu vas bien! je reviens vers toi car je suis en train de finir mon site dédié à l’agoraphobie. J’espère qu’il te plaira et nous pourrons faire un interview croisée ! je te tiens au courant ! a bientôt !

    2. C est super de pouvoir rester optimiste. ..pour moi la vie se résume à regarder celle des autres ….quelle saloperie cette Agoraphobie qui me poursuit depuis tant d années maintenant. ….

      1. bonsoir, et bien c’est un choix. J’ai fait le mien. Rien n’est définitif comme vous supposez que ça l’est. Courage et j’espère que vous trouverez les clés pour vous sentir mieux.

  6. Geraldine a dit :

    Bravo, ce qui est le plus difficile c’est d’admettre qu’on est atteinte de ce « mal » envahissant et tu as franchi ce cas avec brio.
    J’ai tout comme toi réussi a passer le cap de sortir de chez moi pendant quelques temps mais l’apparition d’une très grosse crise a redonner de la puissance a la chronicité des symptômes et donc a l’évitement quasi automatique que cela engendre.
    J’avoue que le plus difficile c’est la fatigue et l’impression de vide qu’engendre « la lutte ». On a beau savoir que c’est justement le fait de lutter qui crée l’apparition systématique des symptômes mais c’est un peu comme demander a quelqu’un qui s’est brûler fortement de remettre la main sur une plaque électrique sans appréhension ! Le cerveau a fait des associations lors des crises et le plus dur c’est de mettre en place un comportement pour contredire ces associations. Autant imaginer de ne plus croire en quelque chose que vous avez vu de vos yeux vu !

    En gros, il faut trouver chaque jour des contradictions a nos croyances. Pas facile même si un jour vous pouvez prendre le métro sans trop de dégâts car pas de crise déclarée et le lendemain ne pas pouvoir descendre les escaliers vous menant jusqu’à la rame.

    C’est horrible de vivre sans l’assurance que les crises ne seront pas au rdv. Finalement, le plus dur, c’est d’admettre qu’on ne peut rien contrôler.

    La relaxation, méditation et autres aides homéopathiques sont rassurantes mais, je pense qu’un vrai traitement de fond (psychothérapie) doit être effectué même si il n’est pas forcément la réponse aux attaques de panique.
    Il est nécessaire de découvrir ce qui ou pourquoi nous avons peur, cela retire une bonne part de culpabilité souvent présente chez les agoraphobies qui s’en veulent de ne pas arriver a maîtriser.

    Il faut avant tout accepter d’être sensible, réceptif et « réactif « .

    L’acceptation encourage au changement alors que la confrontation crée encore plus de tensions lorsqu’il est vécu comme une obligation.

    Bon courage a toutes les personnes concernées.

    Vous êtes des êtres exceptionnels (il faut l’être pour arriver a supporter cette douleur quotidienne)

    😉

    1. Hello Geraldine, merci de ton message. Oui il faut du temps, chacun a son rythme, j ai encore parfois quelques bribes de mini angoisses, mais maintenant que je sais que c’est dans ma tete et pas réel, je gère beaucoup mieux!!!
      J’espère que tu retrouveras vite la liberté et si tu as besoin d’en parler, n hésite pas! Au plaisir! Salutations de Montreal!!! 🙂

    2. Hello Géraldine, j’ai pensé à toi car je suis en train de monter un blog sur l’agoraphobie et mon parcours. J’espère qu’il t’aidera un peu et te donnera du réconfort! En tout cas, c’est possible de s’en sortir, c’est notre cerveau qui nous joue des farces. Je te tiendrai au courant dès que le site sera online ! A bientôt!

  7. lilinou a dit :

    C’est tout mon parcours que tu as décris là…. Juste que moi, je suis en phase de compréhension. J’ai aussi tout essayé, je suis bien accompagnée aujourd’hui, j’ai aussi eu recours au « belge » cependant je ne peux pas encore sortir comme bon me semble. Quel combat, quel isolement. J’aimerai pouvoir converser avec des personnes qui ont vécu ou vivent cela. J’ai 30 ans, des projets, mais malheureusement je ne peux pas encore les mettre en oeuvre. En plus des l’Agora je souffre dune phobie médicale ce qui n’arrange pas les choses. Je vais me procurer les livres dont tu parles, peut-être qu’ils seront une nouvelle pierre à mon grand édifice. Merci.

    1. Hello! Merci de ton commentaire. Je comprends ta position et je te souhaite d’arriver à vivre comme TU le veux! c’est très important de ne pas se laisser prendre dans l’épisode de l’angoisse inutile ! Bon sang, t’imagines la perte de temps ! Une vie si courte et finalement on est bouffés par ces phobies destructrices! Je t’encourage à aller encore de l’avant !! fonce ! arrête de réfléchir et fais les choses! un jour, tout cela sera derrière toi ! J’ai créé un nouveau site dédié entièrement à l’agoraphobie : http://www.vertigesdemavie.com. Il y a des liens pour des livres que j’ai adoré. Tu peux les commander via ma page si tu le souhaites. Je suis en train de finaliser une formation (inspirée de celle du « belge ») et je t’en parlerai prochainement. Inscris-toi à ma Newsletter et comme cela tu seras au courant des nouveautés et mises à jour ! Tu me trouves également sur facebook : http://www.facebook.com/vertiges-de-ma-vie.
      Je te souhaite de belles fêtes et reste à dispo! A bientôt! Séverine

      1. Lilinou a dit :

        Merci pour ton retour Séverine :o) – de belles fêtes également !

    2. Cohen a dit :

      Bonjour j aimerai savoir es tu guéris maintenant

      1. Oh que oui ! je suis à l’autre bout de l’Atlantique, en voyage seule dans une nouvelle vie de nomade et je suis heureuse! 🙂

  8. Chantal Sutton a dit :

    Je suis suele et j »ai l’agraphbie. J »ai pas des amies ici. J’habite a Castres et je vien de letas unis. Habite vous a Castres?

    1. Dear Chantal, please have a look at my other website : http://www.vertigesdemavie.com and subscribe to my Newsletter. You will receive free EBOOK (french) and a lot of informations about Agoraphobia. I am living in Switzerland but I will write you a message from my other website. This one is mostly dedicated to travels, challenges, tips, addresses and stories about my own travels. See you soon ! Séverine

  9. marionbs a dit :

    Super site ! Merci

  10. Mary a dit :

    Bonjour, je suis tombée sur cet article en tapant « Agoraphobe » dans la barre de recherche.
    Et… Tout ce que vous décrivez je le ressens comme cela aussi. J’ai l’impression de me lire en fait.
    Ma question est donc : Pensez vous aujourd’hui n’en n’être plus du tout atteinte ? Complètement « guérie » ?
    Et faut il voir un psychologue ou un psychiatre ? (Je ne connais pas trop les différences et ne sais pas par où commencer…)

    Merci pour cet article ! ^^

    1. bonjour! Allez jeter un oeil à mon autre blog dédié aux angoisses liées à l’agoraphobie : http://www.vertigesdemavie.com

  11. Bonjour je m appelle diane ,
    Ma mère adoptive est agoraphobie elle s enferme chez elle l hiver dernier elle est restée chez elle pendant 5mois, ça a commencé quand elle à perdu toute les personnes qu’ elle aimé et qu’ elle s occupé, et le faite qu’ elle a fait un métier ou elle connaît beaucoup de monde et toutes ses personnes parle de leurs problèmes et derrière leurs problèmes ça ĺà fait basculer en arrière et elle fuit le monde et quand elle angoisse elle a chaud et son ventre confle d air et apres elle a mal au ventre .elle prend des deconpresseur et des caché pour dormir tellement qu’ elle à peur elle se renferme et ce culpabilise souvent
    Et je voudrais tellement l aidé car je l aime tellement que je suis prête à tout pour qu’ elle aille mieux

    1. Bonjour et merci de votre message. Elle a besoin d’aide certes mais c’est elle qui doit le décider. Je ne suis ni médecin ni thérapeute et je ne peux pas vous dire quoi faire. C’est trop personnel. Elle souffre c’est certain mais c’est à elle d’avoir envie de changer. Contactez son médecin ou quelqu’un qui pourra l’aider avec une thérapie comportementale ou des séances d’hypnose. Bon courage et merci pour elle.

  12. walid a dit :

    je suis agoraphobe; j’ai rendu compte de ça récemment!!!! j’ai la phobie des avions …… je suis envahi par la peur. que dois-je faire ?

  13. David a dit :

    Bonjour …

    Votre Article me fait comprendre que, même si je suis un Homme, je ne suis pas le seul dans cette situation.

    Comme vous le dites, nos proches ont du mal à comprendre nos réactions et pour ne pas être confronté à leurs reproches, nous mentons pour justifier une absence, un départ urgent …, mais cela n’a que pour effet de complexifier les rapports. Donc, maintenant je dis simplement ce qui est :  »Je n’arrive pas à passer outre cette crise d’anxiété / d’angoisse » … et depuis quelques temps, ils acceptent car comprennent ou essaient de comprendre … en même temps voilà quatorze ans que je suis dans cette situation !

    Être suivi par un bon thérapeute est très important. J’ai bien été orienté par mon médecin traitant des le début et avec mon premier thérapeute j’ai appris à me fermer discrètement en public lorsqu’une crise arrivait, un lieu (souvenir) dans lequel je me sens en sécurité et protégé … Ok, on ne peut pas faire cela partout (en voiture par exemple) mais cela m’aide réellement. Pour mon grand déboire, ce thérapeute est parti à la retraite et avec le suivant je ne progressais plus … je régressais. Donc après une petite année j’ai cessé de le voir. Depuis, bien qu’ayant pris un ou deux rendez-vous chez d’autres thérapeutes, n’arrivant pas à m’y rendre, je n’ose pas les recontacter … donc j’ai mis l’accompagnement de coté.

    Comme vous l’expliquez aussi, il y a des jours avec et, malheureusement, des jours sans … pourquoi !? Je ne sais pas … et c’est un travail que je dois encore faire.

    Depuis une bonne dizaine de mois, j’ai eut du mal à faire face mais depuis trois semaines j’arrive plus facilement à sortir.

    Bref … C’est ma vie point com 😉

    Merci pour votre article … même si je doute que les voyages soient pour moi !

    Cordialement, David.

    1. Bonjour David! Il y a plusieurs hommes qui suivent ma formation intensive sur 4 semaines « Dépasse tes peurs » et même s’il y a plus de femmes touchées par ce dérèglement émotionnel, c’est pareil en effet pour tout le monde. C’est vous qui décidez si vous voulez + dans votre vie… en tout cas, je ne suis pas superwoman et plein de personnes arrivent à s’en sortir ! Alors, pourquoi pas vous ? Au plaisir. Séverine, auteure, coach et formatrice.
      Plus d’infos sur mon site : http://www.severinecherix.com

  14. Senn a dit :

    Merci

  15. Bovet a dit :

    Bonjour Séverine,
    Étant agoraphobie et avant tout bu polaire de type 1, je trouve ton témoignage super sympa. Le hic est que lorsque l’in Est à l’etranger, que l’on ne parle pas la même langue, que le contexte est différent, la culture aussi… bref tout un dépaysement de manière général, il est clair que l’on a pas le même mécanisme du tout. Du coup on pense être soigné, mais non , voir pire au retour malheureusement. Il n’y a que la confiance en soi qui puisse guérir cette phobie sociale, tout est dans l’estime de soi, et c’est là que le travail est d’autant plus compliqué. Bonne suite

  16. Bjr je vie avec ma compagne qui et agoraphe et me dit à chaque fois tu comprend rien tes pas malade pers peut m’aide quand elle sort elle a mal au ventre à envie de vomir ou allais au toilette j’ai une fille de 7ans et j’ai besoin d’une pers sur qui conté mais elle préféré qu’on face les chose à sa place et quand je lui dit nn c moi la méchante car je veux pas lui rentre service je pense que c pas lui rentre service de faire les chose pour elle depuis 9ans elle travaille plus ne fait rien à la maison sauf quand je gueul un peut elle me dit avec mes cache je suis fatigué et peut rien faire je suis pas d’accord moi je travaille je doit mocuper de ma fille et elle elle a juste à faire le ménage mes la encore elle préféré joue à c jeu vidéo et rencontre des pers virtul

  17. Stéphane a dit :

    C’est incroyable, le récit de cette page, la description que vous faites sur les symptômes sont exactement ceux que j’endure……..et étonnamment, cela me rassure grandement. Grâce à vous, je pense que je vais avancer et redevenir comme avant, plein de joie de vivre !!!!!
    Stéphane (41ans).

    1. Bonjour Stéphane, merci de votre message. Il y a une vie après l’agoraphobie. Merci d’aller voir mon autre site : http://www.severinecherix.com 🙂

  18. Lambrech a dit :

    De lire votre texte sur l’agora phobie me met les larmes, j’ai l’impression de me retrouver dans votre texte.
    Cela fait depuis des mois que je suis dans cette situation, ces angoisses sont horribles du moment qu’il faut sortir de l’appartement c’est un stress, j’y cogite des jours avant, même pour manger chez des amis. Je me relève petit à petit je reprend la voiture mais je n’arrive pas encore à sortir seule
    Merci en tout cas pour votre texte
    Adeline Lambrech

    1. Bonjour Adeline ! J’espère que ce sont des larmes de joie ! 🙂 allez jeter un oeil aux différents accompagnements que je propose et ne restez pas seule! Tout est possible! Au plaisir !

    2. bonjour Adeline, je vous ai ajouté à mon envoi Newsletter car vous pourrez trouver de belles solutions à vos problèmes d’anxiété et d’agoraphobie. Vous pouvez toujours vous désabonner si vous le souhaitez. A bientôt ! Séverine

  19. Richard a dit :

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour cet article qui remet du baume au coeur !

    J’ai 37 ans et cela fait 15 ans que je souffre d’agoraphobie et anxiété généralisée.

    Mais j’ai décidé, il y’à 1 mois qu’il fallait que cela cesse, et j’ai donc pris la décision de partir deux mois, en voiture, seul, pour faire le tour de l’Europe. J’ai aménagé ma voiture pour y faire un lit derrière …

    Je pars le 1er juillet, aujourd’hui nous sommes le 14 juin. Je suis complètement tétanisé, mais je le ferai. Je partirai, coûte que coûte !

    Cela fait deux ans que j’apprends le Roumain et le Turc et je suis bien décidé à arrêter de gâcher ma vie. Le 1er juillet, je pars ! Direction prioritaire la Roumanie, puis la Turquie !

    Rien de grave ne peut arriver, l’on ne meurt pas à cause de l’Agoraphobie !

    Donc OUI, je pars !

    Merci pour cet article qui me rebooste ! ♥

    1. Bravo Richard ! C’est exactement ce que vous devez entreprendre. Super !!!! Vous allez retourner à la vie. Beau voyage !

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